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Centrimage
à participé en février 2001
à la restauration de Metropolis,
chef d'œuvre de Fritz Lang (1927).
Pour
la première fois en Europe,
un film du patrimoine est intégralement
restauré en numérique.
La
restauration est commanditée par
la fondation Murnau, l'ayant droit du film,
et les archives du film allemandes (Bundesarchiv-Filmarchiv),
son dépositaire.
Il
s'agit également de la reconstitution
la plus proche de la version originale jamais
réalisée.
Le
film, amputé dès sa sortie
en salles du quart de sa durée, a
été reconstruit après
deux ans de recherches menées par
Martin Koerber, historien du cinéma
et spécialiste de la restauration
des films.
Il
est constitué de l'intégralité
d'un des négatifs originaux (Fritz
Lang en avait monté 3!), récemment
retrouvé dans les archives de l'ex
RDA, ainsi que de diverses séquences
issues de copies non ou peu amputées,
en possession de la fondation Murnau, de
la George Eastman House, du British Film
Institute, du MoMA ...
La
restauration est le fruit d'une très
étroite collaboration entre Centrimage-Cinarchives
et Alpha-Omega,
son partenaire allemand pour la restauration
numérique des films.
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Le
négatif original du film, tourné
en 1926, ainsi que les plans "retrouvés",
ont été numérisés
et étalonnés en résolution
2K par Alpha-Omega sur un télécinéma
à haute résolution Cintel C-Reality.
Un véritable travail d'orfèvre,
tant l'aspect et l'état physique du négatif
et des copies d'exploitation étaient
différents. |
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Une opération extrêmement délicate,
le négatif original devant être
manié avec d'infinies précautions
(en dehors de l'aspect "monument"
d'un film d'une telle importance, son support
est en nitrate de cellulose inflammable
- et il a subi les dommages du temps).
Les
14 bobines du film, une fois numérisées,
ont ensuite été "remontées"
dans le domaine numérique par Alpha-Omega,
selon le script original de Fritz Lang.
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Le
négatif original du film, tourné
en 1926, ainsi que les plans "retrouvés",
ont été numérisés
et étalonnés en résolution
2K par Alpha-Omega sur un télécinéma
à haute résolution Cintel C-Reality.
Un véritable travail d'orfèvre,
tant l'aspect et l'état physique du négatif
et des copies d'exploitation étaient
différents. |
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Il s'agit d'opérations lourdes puisque
chaque image, numérisée à
2000 points par ligne, "pèse"
12 Mo et que le film en comporte approximativement
150 000 !
La
restauration a impliqué une part automatique
(les défauts récurrents - poussières,
rayures, instabilités - ont été
éliminés grâce au logiciel
Limelight dont disposent Alpha Omega
et Centrimage) et une part manuelle,
les défauts isolés et de surface
importante ayant été corrigés
sur des stations graphiques interactives.
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Les
fichiers restaurés ont ensuite été
reportés sur une pellicule Noir et Blanc
à grain fin par Centrimage qui vient
de se doter, à cet effet, d'un imageur
numérique haute définition CELCO
Extreme Nitro HD (vitesse : 6 images/s).
Enfin,
Centrimage a assuré le tirage
de la copie du film restauré à
partir du "nouveau" négatif
ainsi réalisé, en lui appliquant
des traitements développés dans
l'entreprise pour obtenir un rendu le plus proche
possible de l'original. |
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Rappelons que les versions de Metropolis
qui circulent actuellement sont toutes issues
de contretypes de copies et donc de qualité
photographique douteuse.
Le
recours au négatif original pour la numérisation
et les traitements numériques de restauration
ont permis de ressortir Metropolis
avec une qualité d'image que, sans doute,
personne n'avait pu apprécier depuis
1927 !
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Le film a été présenté,
en grande première, au festival de Berlin,
le 15 février 2001, accompagné
par l'orchestre philharmonique de la radio de
Berlin interprétant une partition originale
du compositeur contemporain Berndt Schulteis.
Le
film a été, depuis, présenté
dans le monde entier. Il a été
diffusé sur Arte en 2002 et réédité
en DVD.
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L'équipe
"Metropolis" de
Centrimage
Février 2001
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